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Combien de pages faut-il à un site vitrine ?

Combien de pages pour un site vitrine ? Ni la règle des trois clics ni celle des sept rubriques ne tiennent : ce qui compte, c'est ce que chaque page apporte.

Quatre pages remplies une à une : accueil, prestations, qui vous êtes, contact. Elles suffisent à la plupart des sites vitrines ; le reste se décide selon ce qu’il y a vraiment à dire.

Un client qui prépare son projet de site nous pose presque toujours la même question avant même de parler de design : « combien de pages faut-il, pour un site comme le mien ? » Il a en tête un modèle vu chez un confrère : un accueil, des prestations, une page « qui sommes-nous », un blog, parfois plus.

La vraie question n’est pas un chiffre à viser. C’est ce que chaque page doit apporter au visiteur qui arrive dessus. Un site vitrine qui tient en quatre pages bien écrites convainc plus souvent qu’un site de quinze pages où la moitié ne sert à rien.

Qu’appelle-t-on un site vitrine ?

Un site vitrine présente une activité sans vendre directement en ligne : ce que fait l’entreprise, pour qui, où, et comment la contacter. À la différence d’une boutique en ligne ou d’un catalogue, il n’a besoin ni d’une fiche par produit ni d’un panier. Le nombre de pages dépend alors presque entièrement de ce qu’il y a à expliquer, pas d’un modèle fixe.

Existe-t-il un nombre de pages idéal pour un site vitrine ?

Non, et deux règles souvent citées à ce sujet ne tiennent pas. L’une dit qu’aucune page ne doit se trouver à plus de trois clics de l’accueil. L’autre limite un menu à sept rubriques, au nom de la mémoire à court terme. Nielsen Norman Group a examiné les deux règles et conclut qu’aucune ne repose sur des données, ni la règle des trois clics ni celle des sept rubriques (Page Laubheimer, Nielsen Norman Group, The 3-Click Rule for Navigation Is False, 2019). Ce qui compte, selon cette étude, c’est qu’une page porte un intitulé clair et mène où elle promet de mener, pas le nombre de clics ou de rubriques pour l’atteindre.

Nielsen Norman Group : ni la règle des trois clics, ni celle des sept rubriques de menu, ne reposent sur des données (Page Laubheimer, Nielsen Norman Group, *The 3-Click Rule for Navigation Is False*, 2019).

Pour un site vitrine, la même logique s’applique au nombre total de pages : ni quatre ni dix ne sont justes en soi. Une page vaut la peine d’exister si elle répond à une vraie question du visiteur, rien de plus.

Quelles pages sont vraiment indispensables à un site vitrine ?

Quatre, dans la plupart des cas. Une page d’accueil qui dit en quelques secondes ce que vous faites, pour qui et où (nous avons détaillé ce qu’elle doit contenir). Une page qui présente vos prestations, assez précise pour qu’un visiteur comprenne s’il est au bon endroit. Une page qui dit qui vous êtes, surtout utile pour les activités où la confiance se joue sur la personne : un cabinet, un artisan, une profession libérale. Et une page de contact, simple et facile à trouver depuis les trois autres.

À cela s’ajoute une page de mentions légales, obligatoire pour toute entreprise qui a un site, quel que soit par ailleurs le nombre de pages (nous avons détaillé ce qu’elle doit contenir). Elle ne compte pas vraiment dans le total : personne ne la visite pour se décider, elle répond à une obligation, pas à une question du visiteur.

Faut-il une page par prestation, ou une seule qui les réunit ?

Cela dépend de ce que chaque prestation a de spécifique à dire. Une page séparée a du sens si elle a son propre public, ses propres mots pour la chercher, ou assez de contenu pour remplir un écran sans se répéter. Une page commune suffit si les prestations se ressemblent, ou si elles ne font que décliner une même activité.

Trois signes qui justifient une page séparée pour une prestation, plutôt qu’une ligne dans une page commune.

Le signe à surveiller : si une page se résume à deux phrases qui redisent l’accueil, elle n’apporte rien. Mieux vaut la fusionner que la garder pour faire nombre.

Le nombre de pages change-t-il quelque chose pour Google ?

Pas à l’échelle d’un site vitrine. Google explique que la façon d’organiser son contenu en répertoires peut influencer son exploration, mais seulement « si votre site comporte plusieurs milliers d’URL » (Google Search Central, Bien débuter en référencement naturel (SEO), 2025). Un site de quatre à dix pages en est très loin : ajouter ou retirer une page n’a pas d’effet technique mesurable sur son référencement.

Google : organiser son contenu en répertoires peut influencer l’exploration d’un site, mais seulement « si votre site comporte plusieurs milliers d’URL » (Google Search Central, *Bien débuter en référencement naturel (SEO)*, 2025).

Pour Google comme pour un visiteur, une page sert à être utile et à jour, pas à remplir un total précis.

Par où commencer ?

Listez, avant toute maquette, les questions auxquelles un visiteur doit pouvoir répondre en arrivant sur votre site : ce que vous faites, pour qui, où, et comment vous joindre. Chaque question qui ne trouve pas sa place sur une page existante en justifie une nouvelle. Les autres n’en ont pas besoin. Chez nous, l’arborescence et les textes d’un site internet sont écrits avant le design, jamais après : le nombre de pages est une conséquence de ce travail, pas un objectif de départ.

Vous voulez qu’on réfléchisse ensemble à l’arborescence de votre futur site ? Parlons de votre projet.

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