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Refaire son site internet : à quels signes voit-on qu'il est temps ?

Lent, illisible sur téléphone, impossible à modifier : six signes qu'un site ne travaille plus pour vous, et comment savoir s'il faut le refaire ou le retoucher.

Six signes, relevés un à un. À partir de trois, les rustines coûtent plus cher qu’une refonte : la page se remet d’aplomb.

Un site vieillit sans prévenir. Il ne tombe pas en panne, il ne vous envoie pas de message d’alerte. Il continue de s’afficher, simplement un peu moins bien chaque année, pendant que vos concurrents refont le leur. Le jour où l’on s’en rend compte, c’est souvent parce qu’un client l’a dit à voix haute.

Voici les six signes que nous regardons en premier quand une entreprise nous demande si son site mérite d’être refait.

Votre site est-il pensé pour le téléphone ?

C’est la première question, parce que c’est ainsi que Google le regarde. Depuis octobre 2023, Google explore et classe les sites à partir de leur version mobile : c’est elle qu’il lit en priorité pour décider de votre place dans les résultats (Google Search Central, 2023).

Depuis octobre 2023, Google explore et classe les sites à partir de leur version mobile (Google Search Central).

Ouvrez votre site sur votre téléphone. Si vous devez zoomer pour lire, si les boutons sont trop petits pour le pouce, si un menu recouvre la moitié de l’écran, votre site n’a pas été conçu pour la façon dont on le consulte aujourd’hui. Un simple ajustement ne suffira pas toujours : un site pensé pour l’ordinateur puis « adapté » au mobile garde souvent les défauts de sa première vie.

Met-il plus de trois secondes à s’afficher ?

Selon une étude publiée par Google, 53 % des visites sur mobile sont abandonnées quand une page met plus de 3 secondes à se charger (Google, The Need for Mobile Speed, 2017). Et la probabilité qu’un visiteur reparte aussitôt augmente de 123 % quand le chargement passe d’une à dix secondes.

Un site lent n’est pas toujours un site à refaire. Parfois, il suffit de retirer ce qui l’alourdit : des images trop lourdes, une vidéo en lecture automatique, des modules que personne n’utilise. Nous avons détaillé ce qui ralentit un site, et par où commencer, dans un article consacré à la vitesse. Mais quand la lenteur vient de la structure même du site, retoucher ne fait que repousser le problème.

Comprend-on ce que vous faites en dix secondes ?

Les dix premières secondes décident de la suite. En analysant le comportement de visiteurs sur plus de 205 000 pages, Jakob Nielsen a montré que c’est dans ce court laps de temps que l’on décide de rester ou de partir ; passé ce cap, les départs ralentissent nettement (Nielsen Norman Group, 2011).

Nielsen, 2011 : les dix premières secondes décident si l’on reste. Il faut y dire quoi, pour qui, et où.

Faites le test avec quelqu’un qui ne vous connaît pas. Montrez-lui votre page d’accueil dix secondes, puis cachez l’écran. Peut-il dire ce que vous faites, pour qui, et où ? S’il hésite, le problème ne vient pas de lui. Il vient d’une page qui dit trop de choses à la fois, ou pas la bonne en premier.

Ressemble-t-il encore à votre entreprise ?

Une entreprise change. Elle ajoute un service, s’adresse à une autre clientèle, monte en gamme. Le site, lui, reste figé au jour de sa mise en ligne. Au bout de quelques années, il décrit une entreprise qui n’existe plus.

Ce décalage se paie en confiance. Dans l’étude de Stanford sur la crédibilité des sites, menée auprès de 2 684 personnes, l’apparence du site revenait dans 46,1 % des commentaires, plus que n’importe quel autre critère (Fogg et al., Stanford, 2002). Un signe simple ne trompe pas : si vous hésitez à donner l’adresse de votre site à un nouveau client, c’est qu’il ne vous représente plus.

Pouvez-vous le modifier vous-même ?

Changer des horaires, ajouter une photo, corriger un tarif : ce sont des gestes de quelques minutes. S’ils demandent un devis, un délai de trois semaines ou un prestataire qu’on ne parvient plus à joindre, le site ne vous appartient plus vraiment.

C’est un signe souvent sous-estimé, parce qu’il ne se voit pas de l’extérieur. Il se voit pourtant très bien sur le site : des informations périmées, une actualité qui date de deux ans, une offre qui n’existe plus. Un visiteur ne sait pas que c’est compliqué à mettre à jour. Il pense simplement que personne ne s’en occupe.

Le navigateur l’affiche-t-il comme « non sécurisé » ?

Depuis 2018, Chrome signale comme « non sécurisé » tout site qui ne passe pas par une connexion chiffrée, le fameux « https » (Google, blog Chromium, 2018). Google en tient aussi compte dans son classement depuis 2014 (Google Search Central, 2014).

Depuis 2018, Chrome signale « non sécurisé » tout site sans https. Google en tient compte dans son classement depuis 2014.

Cette mention, affichée à côté de votre adresse, suffit à faire fuir un visiteur prudent, surtout sur une page de contact. Si votre site en est encore là, c’est souvent le symptôme d’un site qui n’est plus entretenu du tout.

Refaire ou retoucher ?

Tous ces signes ne mènent pas à une refonte complète. Un site lent mais bien construit peut être allégé. Une page d’accueil confuse peut être réécrite. La règle que nous appliquons est simple : on retouche quand le problème est localisé, on refait quand il est dans les fondations.

  1. Un ou deux signes, sur un site de moins de trois ans : une retouche suffit souvent.
  2. Trois signes ou plus, ou un site pensé avant le mobile : la refonte coûtera moins cher que les rustines successives.
  3. Dans tous les cas, commencez par retirer. Une refonte n’est pas l’occasion d’ajouter des pages, mais de garder seulement ce qui aide le visiteur à comprendre et à choisir. C’est ce que nous appelons le minimalisme commercial.

Chez Purisgn, un site est généralement conçu et mis en ligne en trois à quatre semaines. Vous vous reconnaissez dans plusieurs de ces signes ? Parlons de votre site, ou découvrez comment nous créons les nôtres.

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