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Page LinkedIn d'entreprise : pourquoi le silence coûte plus qu'on ne le croit

Une page LinkedIn muette ne rapporte rien et inquiète ceux qui la trouvent. Ce que dit LinkedIn sur la régularité, et un cas réel : + 1 749 % d’impressions.

Hyères Entreprendre sur LinkedIn : 27 276 impressions en un an de publication régulière, soit 1 749 % de plus que l’année d’avant.

Beaucoup d’entreprises ont une page LinkedIn. Peu s’en servent. On l’a créée un jour, on a mis le logo, publié deux ou trois fois, puis plus rien. Elle est toujours là, avec sa dernière publication datée d’il y a deux ans. Et elle continue d’être consultée : par un futur client qui vérifie à qui il a affaire, par un candidat, par un partenaire.

Une page inactive, est-ce vraiment un problème ?

Oui, parce qu’une page muette ne reste pas neutre. Elle envoie un message, et ce n’est pas le bon. Un visiteur qui tombe sur une page silencieuse depuis des mois ne se dit pas que vous êtes trop occupé. Il se demande si l’entreprise existe encore.

Nous l’avons constaté en reprenant la communication de Hyères Entreprendre, l’association des entrepreneurs hyérois. Sur LinkedIn, elle sortait d’une année d’absence presque totale : aucune soirée ni aucun évènement republié, et une cinquantaine de demandes de mise en relation jamais acceptées. Des personnes intéressées frappaient à la porte, et personne n’ouvrait.

Que dit LinkedIn sur la régularité ?

LinkedIn publie lui-même quelques repères pour les pages d’entreprise. Les entreprises qui publient au moins une fois par semaine voient l’engagement sur leurs contenus doubler. Les pages dont toutes les informations sont remplies reçoivent 30 % de vues en plus chaque semaine (LinkedIn, bonnes pratiques des pages).

LinkedIn : les entreprises qui publient au moins une fois par semaine voient l’engagement sur leurs contenus doubler.

Ces chiffres viennent de la plateforme, qui a évidemment intérêt à ce que vous publiiez. Mais ils disent une chose que l’on vérifie sur le terrain : une page n’a pas besoin de publier tous les jours. Elle a besoin de ne jamais se taire longtemps. Une publication par semaine, tenue toute l’année, fait plus qu’une rafale de dix publications suivie de six mois de silence.

Que change une présence régulière ?

Pour Hyères Entreprendre, le résultat se mesure sur un an. En reprenant un rythme régulier, le compte LinkedIn de l’association a totalisé 27 276 impressions, soit 1 749 % de plus que l’année précédente. 6 220 membres ont été touchés, et 64 % des impressions viennent de personnes hors du réseau de l’association.

Aucun budget publicitaire derrière ce chiffre. Seulement de la régularité, une identité tenue d’une publication à l’autre, et quelques règles simples appliquées sans exception.

Par où commencer quand la page dort depuis longtemps ?

Par la remettre en ordre avant de publier. Une page réveillée qui garde un logo flou, une description d’il y a cinq ans et des coordonnées fausses gaspille l’attention qu’elle vient de regagner.

  1. Remplissez tout. Description, site internet, secteur, adresse, logo net, image de couverture. C’est le levier le plus simple, et selon LinkedIn il suffit à augmenter les vues de la page.
  2. Répondez aux demandes en attente. Messages, invitations, mentions : ce sont des contacts qui sont déjà venus à vous.
  3. Choisissez un rythme tenable. Une publication par semaine est un bon départ. Mieux vaut un rythme modeste tenu un an qu’un rythme ambitieux abandonné en un mois.
LinkedIn : une page dont toutes les informations sont remplies reçoit 30 % de vues en plus chaque semaine.

Comment tenir dans la durée ?

En créant un format qui revient. Une rubrique hebdomadaire, un rendez-vous mensuel, une série : quand le sujet de la semaine suivante est connu d’avance, la mise en page aussi, on ne se demande plus quoi publier. On prépare.

Le format récurrent a un second avantage : il se reconnaît. Quand la mise en page, la typographie et le ton restent les mêmes d’une publication à l’autre, le lecteur identifie la page avant même d’avoir lu son nom.

Faut-il que les membres de l’équipe relaient ?

Oui, et c’est souvent là que tout se joue. Une page d’entreprise touche d’abord ses abonnés ; les personnes qui la font vivre touchent leur propre réseau. La consigne que nous avons donnée à l’association tenait en trois verbes : republier, réagir, partager. Chaque adhérent qui relaie une publication l’ouvre à des centaines de personnes que la page n’aurait jamais atteintes seule, et la visibilité de chacun profite à tous.

Schéma : la page touche ses abonnés ; chaque personne qui relaie l’ouvre à son propre réseau.

Pas besoin de publier tous les jours ni d’inventer une stratégie complexe. Une page complète, une publication par semaine, un format qui revient et une équipe qui relaie : c’est déjà plus que ce que font la plupart des entreprises.

Votre page LinkedIn dort depuis trop longtemps ? Discutons-en, ou découvrez notre accompagnement sur les réseaux sociaux.

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