Chez Purisgn, tout part d’une idée contre-intuitive : il ne s’agit pas de faire plus pour avoir plus, mais de faire moins. Dans un monde saturé de messages, de sites qui se ressemblent et de réseaux sociaux qui répètent tous la même chose, ajouter ne différencie plus une marque. Retirer, si.
Cette conviction n’est pas un choix esthétique de façade. C’est une méthode de travail que nous appliquons à chaque projet, qu’il s’agisse d’un site internet, d’une identité visuelle ou d’une stratégie de réseaux sociaux. Nous l’appelons le minimalisme commercial.
Qu’est-ce que le minimalisme commercial ?
C’est l’application du minimalisme à la communication d’une entreprise. Le principe tient en une phrase : chaque mot, chaque élément et chaque décision doit avoir un rôle précis. Rien n’est décoratif.
Ce n’est pas un style visuel. Un site minimaliste au sens où nous l’entendons n’est pas forcément blanc, ni vide. C’est un site où l’on a retiré tout ce qui n’aide pas le visiteur à comprendre et à choisir. Ce qui reste devient le message.
Notre innovation ne tient pas à la course aux outils ou aux tendances du moment. Elle tient à une manière de penser : partir de l’intention avant l’exécution, et préférer la clarté, la simplicité et la cohérence au bruit et à la surenchère.
Pourquoi le superflu nuit-il à la clarté ?
Parce que l’attention est limitée, et que chaque élément ajouté en prend une part. Sur une page chargée, le visiteur doit trier avant de comprendre. Beaucoup ne font pas l’effort.
Les premières secondes le montrent bien. Une étude menée en 2012 avec Google a mesuré l’impression laissée par des sites affichés entre 17 et 50 millisecondes. Les sites visuellement complexes laissaient une impression plus négative que les sites de complexité moyenne ou faible (Tuch et al., International Journal of Human-Computer Studies, 2012 ; résumé sur le blog de Google Research). Autrement dit, le superflu dessert un site avant même que le visiteur ait lu une ligne.
Dans un domaine saturé, où les sites et les réseaux sociaux des entreprises se ressemblent, nous venons couper le superflu et la banalité. Nous proposons des idées qui assument une direction claire, plutôt que de multiplier les éléments pour paraître complet.
Trop de choix fait-il vraiment fuir les clients ?
Parfois, oui. L’expérience la plus citée date de 2000. Dans un supermarché californien, les psychologues Sheena Iyengar et Mark Lepper ont installé un stand de dégustation de confitures, avec tantôt 24 parfums, tantôt 6. Le grand stand attirait plus de monde. Mais 30 % des personnes passées au petit stand achetaient un pot, contre 3 % au grand (Iyengar et Lepper, Journal of Personality and Social Psychology, 2000).
Ce résultat a été discuté depuis. Une méta-analyse de 2010, portant sur 50 expériences et plus de 5 000 participants, a trouvé un effet moyen proche de zéro, avec de fortes variations d’une étude à l’autre (Scheibehenne, Greifeneder et Todd, Journal of Consumer Research, 2010). Trop de choix ne fait pas fuir tout le monde, tout le temps. L’effet apparaît surtout quand les options se ressemblent, que la personne ne sait pas bien ce qu’elle cherche, ou que comparer demande un effort.
Or c’est exactement la situation d’un visiteur qui découvre votre site. Il ne connaît pas encore votre offre, et tout ce que vous lui présentez se ressemble à ses yeux. Dans ce cas précis, lui montrer moins l’aide à choisir.
Les gens préfèrent-ils vraiment les marques simples ?
Les enquêtes vont dans ce sens. Dans l’édition 2023 de son étude annuelle World’s Simplest Brands, le cabinet Siegel+Gale indique que 64 % des personnes interrogées se disent prêtes à payer plus pour des expériences plus simples, et que 78 % sont plus enclines à recommander une marque pour la simplicité de ses expériences et de sa communication (Siegel+Gale, 2023).
Ce sont des déclarations, pas des achats observés. Elles montrent quand même une attente nette : dans un quotidien déjà chargé, une marque qui fait gagner du temps et de l’attention a un avantage.
Simplifier, est-ce appauvrir ?
Non. Simplifier, c’est faire un travail de tri, et le tri demande plus de réflexion que l’accumulation.
Pour France Travail, des affiches trop chargées sont devenues lisibles par tous : une information, une image, rien d’autre. L’affiche n’a pas perdu de contenu utile. Elle a perdu ce qui empêchait de le voir.
Pour LAB23, le site de la gamme de mobilier urbain KITA, chaque produit se configure sur sa fiche et part en demande de devis d’un seul envoi, sans appel ni long courriel. On n’a pas ajouté de fonctionnalité pour faire riche. On a retiré des étapes au client.
Chaque projet est guidé par une vision durable : créer des expériences utiles, lisibles et pérennes, en retirant systématiquement ce qui n’a pas de sens. Notre valeur ajoutée n’est pas de faire plus, mais de faire juste.
Comment commencer à simplifier sa communication ?
Par un exercice de retrait, sur une seule phrase. Prenez la phrase qui présente votre entreprise, en haut de votre site ou dans votre biographie Instagram. Par exemple : « Une boulangerie artisanale, authentique, passionnée et engagée, à Hyères. »
Retirez chaque mot que vos concurrents pourraient aussi écrire. Il reste : « Une boulangerie à Hyères. » C’est plus court, mais ce n’est pas encore un message. La question devient alors : qu’est-ce que cette boulangerie fait que les autres ne font pas ? La réponse, précise et vérifiable, remplace les quatre adjectifs.
Le même exercice s’applique ensuite page par page, puis support par support. Dans un environnement saturé de messages, nous réduisons, nous hiérarchisons et nous tranchons pour ne garder que l’essentiel. Cette approche rend les idées lisibles, compréhensibles et mémorables, sans détour ni artifice.
Vous voulez une communication qui va à l’essentiel plutôt que de se noyer dans le bruit ? Discutons-en.