Ouvrir Instagram pour publier la photo d’un plat qui sort de cuisine, une nouveauté en boutique ou les coulisses d’un chantier, et se demander : reel ou carrousel ? La question paraît secondaire, presque technique. Elle ne l’est pas : les deux formats ne rapportent pas la même chose, et les choisir au hasard revient à se priver d’une partie du résultat.
Pour une entreprise locale, qui n’a ni le temps ni l’équipe d’une grande marque, deux minutes de réflexion avant de publier suffisent à mieux répartir cet effort. Voici ce que l’on sait, avec ses sources, et comment nous conseillons nos clients à Hyères.
Qu’est-ce qui distingue un reel d’un carrousel ?
Un reel est une courte vidéo, pensée pour être montrée à des personnes qui ne suivent pas encore le compte : Instagram le propose largement en dehors du cercle des abonnés, dans l’onglet dédié et au fil de la navigation. Un carrousel est une série de photos ou de vidéos, jusqu’à vingt, que l’on fait défiler d’un geste. Il s’adresse davantage à un public déjà là, ou presque, et se prête à une lecture plus posée.
Les carrousels ont-ils vraiment plus de portée qu’une photo seule ?
Oui, selon Adam Mosseri, qui dirige Instagram. Dans une vidéo publiée sur son compte, il explique que les carrousels obtiennent en général plus de portée qu’une publication à une seule photo, pour deux raisons : plusieurs images entraînent plus d’interactions, et plus d’interactions entraînent plus de portée ; et si une personne voit un carrousel sans le faire défiler, Instagram lui montre souvent la suite tout seul, ce qui lui donne une seconde chance d’être vu (Adam Mosseri, Instagram, 17 octobre 2024).
Et les reels, à quoi servent-ils ?
À se faire découvrir. Une étude de Metricool portant sur plus de 24 millions de publications et 375 000 comptes dans le monde, entre janvier-février 2025 et janvier-février 2026, montre que les reels génèrent plus de quatre fois les interactions d’une photo seule, et que leur temps de visionnage moyen a plus que doublé en un an pour atteindre 8,5 secondes (Metricool, Instagram Study, 2026).
Et sur quoi les carrousels l’emportent-ils ?
Sur les enregistrements. La même étude relève que les carrousels génèrent neuf fois plus d’enregistrements qu’une photo seule, et dépassent la photo seule sur presque tous les indicateurs mesurés (Metricool, Instagram Study, 2026). Un enregistrement, c’est un client qui compte revenir voir la publication : une recette, une adresse, une idée de cadeau.
Faut-il choisir un seul format, ou alterner ?
Alterner. Les deux formats ne répondent pas à la même question. Le reel répond à « qui ne me connaît pas encore ? », le carrousel répond à « qu’est-ce que je veux que l’on garde ? ». Une entreprise locale a besoin des deux : se faire connaître au-delà de ses habitués, et donner à ceux qui la suivent déjà une raison de revenir, voire d’agir. Publier uniquement des reels finit par attirer des regards qui repartent aussitôt ; publier uniquement des carrousels finit par ne parler qu’aux mêmes personnes. Le rythme de publication compte aussi, nous en parlions à propos de la fréquence sur Instagram.
Le Baraza Terrasse, un bar-restaurant que nous accompagnons à Hyères, l’illustre bien : sur 90 jours, ses publications ont été vues 13 000 fois, dont 60 % par des personnes qui ne suivaient pas encore le compte (projet Baraza Terrasse).
Quel contenu se prête à un reel ?
Ce qui se filme et se comprend en quelques secondes : un plat qui sort de cuisine, une soirée qui commence, un geste de métier, un avant-après, une réaction spontanée. Un restaurant peut filmer le service qui démarre un vendredi soir, un artisan le geste précis qui définit son métier, une conciergerie la remise des clés qui rassure un locataire. Pas besoin de matériel professionnel : un téléphone stable et une bonne lumière suffisent la plupart du temps. Ce qui compte, ce sont les premières secondes : elles décident si l’on reste.
Quel contenu se prête à un carrousel ?
Ce qui se lit ou se compare : les étapes d’une prestation, un choix entre plusieurs modèles, une explication en plusieurs points, une série de photos avant-après, un trombinoscope d’équipe. Le dernier visuel d’un carrousel est souvent celui qui pousse à agir : une adresse, un numéro, un lien. C’est aussi le format qui vieillit le mieux dans une fiche Google ou un site, une fois recyclé.
Par où commencer ?
Reprenez vos trois dernières publications. Étaient-elles pensées pour être découvertes, ou pour être gardées ? Si la réponse est toujours la même, l’autre moitié du travail reste à faire. Un compte qui alterne les deux formats, semaine après semaine, finit par cocher les deux cases sans y penser.
Vous voulez une présence Instagram qui alterne les deux, sans y passer vos soirées ? Découvrez notre gestion de réseaux sociaux, ou discutons-en.